
Les services culturels tels que celui de la CCVNE (Communauté de Communes du Val de Nièvre et Environs) est force de proposition auprès de la Mission de Développement Culturel du Conseil Général dans l’élaboration du catalogue des spectacles. Le coordonnateur culturel de la participe ainsi à toutes les réunions de préparation de saison organisées par le Conseil Général. Ainsi, depuis la Saison 1997/1998, pour prendre l'exemple de la Communauté de Communes du Val de Nièvre et Environs, cette dernière bâtit, en relation avec le réseau des Scènes de la Somme, une programmation de spectacles vivants sur l’ensemble du territoire à raison de six spectacles annuels au minimum dont une pièce de théâtre et un spectacle jeune public représentant un budget d’achat de 23 000 € pour ces 6 spectacles comprenant les droits d’auteur et technique. Pour la saison 2005-2006, dix structures appartenant au Réseau des Scènes de la Somme peuvent bénéficier d’un budget de 9 000 € sur trois spectacles jeune public bénéficiant ainsi de 20% de recettes soit de 1 800 €.
Les Scènes de la Somme est un réseau qui a pour objectif de développer une politique de diffusion du spectacle vivant soit en milieu rural, soit en zone péri-urbaine de la capitale régionale, Amiens. Ce réseau se compose de 19 structures reparties sur l’ensemble du département de la Somme, qui ne disposent pas en général de véritable salle de spectacle : 15 communes rurales ou EPCI (Etablissement Public de Coopération Culturelle), représentant entre 1400 et 2500 habitants et 3 quartiers et l’Université d’Amiens. Une programmation annuelle régulière y est effectuée dans les domaines du théâtre, de la musique, des arts de la rue, des marionnettes et de la danse. Les spectacles se déroulent en général dans les salles des fêtes. Celles-ci sont équipées en fonction des manifestations accueillies.
Le Conseil Général de la Somme, initiateur de cette politique de diffusion culturelle, a souhaité offrir aux différents publics du département des spectacles de professionnels de qualité. Conscient des conditions d’accueil technique parfois difficiles dans le réseau, il a décidé en 1993 d’acquérir une sonorisation performante, un piano demi-queue Steinway, un système complet de lumière, et de les confier à des régisseurs professionnels spécialisés pour assurer dans de bonnes conditions le déroulement des spectacles.
En ce qui concerne la sélection des spectacles, François-Charles Lebettre et Hacène Ayad, ainsi que les membres du réseau, se chargent de la sélection et de la négociation sur les plans technique et financier des spectacles qui sont proposés aux programmateurs locaux début mai pour la saison suivante. Chaque programmateur choisit en juin dans la sélection qui lui est proposée les spectacles qui correspondent le mieux à son public, à ses moyens financiers et à sa capacité d’accueil.
Quant au plan de communication du réseau, une plaquette reprenant l’ensemble de la programmation est réalisée en juin pour être diffusée dès l’été auprès des médias avec qui le Conseil Général a passé un protocole d’accord, et les différents relais du département. Des communiqués de presse pour chaque spectacle sont élaborés en juin et transmis aux médias et aux programmateurs locaux. Chaque structure réalise une plaquette de sa propre programmation. Toute la programmation du réseau est diffusée sur le site Internet du département et sur l’Agenda culturel.
La diversité des propositions et l’implication des acteurs culturels de chaque structure adhérente au réseau des Petites Scènes, permet de construire une saison culturelle en phase avec la dynamique du territoire. Que ce soit en direction du jeune public, en ou hors temps scolaire; en transversalité avec le réseau des médiathèques ou avec l’école de musique, la construction de la programmation de saison permet de mettre en place des actions de formation, d’animation, de sensibilisation ou de diffusion complémentaires, et de travailler en réseau avec d’autres structures culturelles régionales telles que le Festival International de jazz d’Amiens, ciné Saint-Leu, ou l’Espace culturel Saint-André d’Abbeville…. L’ensemble de ces actions contribue à la formation des publics et permet aujourd’hui de connaître une fréquentation constante aux spectacles mais se limitant à la capacité des équipements non-spécifiques.